Open letter on the EU’s ‘Farmers for the Future’ Report and the Farm to Fork Strategy

Open letter of European scholars to (in English, French and Spanish):

  • Frans Timmermans, Executive Vice-President of the European Commission
  • Janusz Wojciechowski, European Commissioner for Agriculture,
  • Norbert Lins, President of COMAGRI of the European Parliament.

Re: ‘Farmers for the Future’

Wageningen, 10th of March 2021

Dear Sirs,

In 2020 the European Commission released ‘Farmers for the Future’ (EUR 30464 EN), a Science for Policy Report, prepared by the Joint Research Centre (JRC) of the European Commission. This policy report is intended to contribute to the further elucidation of the EU’s Farm to Fork Strategy which is a key element of the European Green Deal. It has, at its core, a description of 12 profiles that are attempt to categorize the likely diversity and range of professional farming styles in European agriculture in 2040. The report asks, and tries to respond to, the following question: “ Who will be the key players of the EU next generation agriculture, the farmers of the future?”

We, the authors of this letter, are scholars linked to Europe’s main agricultural universities and research institutes who share a strong commitment to supporting the transformation to a sustainable agriculture that lives up to societal expectations. We applaud the attempt to envisage the future structure of EU agriculture and the diversity of professional roles that it will surely entail.

However, we observe that ‘Farmers for the Future’ critically fails to make use of, or build upon, Europe’s rich academic tradition of exploring and extrapolating the wide and richly-chequered heterogeneity of its agriculture. We also observe that the report does not offer evidence-based, scientific, support that can contribute to the process of European policy making. Instead, ‘Farmers for the Future’  contains and introduces dangerous biases into the discussions and debates.

Of the 12 profiles presented in the report, three centre on new high-tech solutions (without seriously taking into account the need to mitigate the climate crisis), six focus on new forms of practicing agriculture that, while they may have desirable social aspects,  are not primarily about food production and/or gaining an income from it, whilst another one is associated with land-grabbing (‘corporate farmers’).

The remaining two profiles, ‘adaptive’ and ‘patrimonial’ farmers (which in practice often overlap), clearly refer to the large majority of the 10 million family farms that exist in the EU. However, they are depicted (especially the ‘patrimonial farmers’) in pejorative terms. They, the report repeatedly argues, are people “sitting on the fence”,  who “fail to see viable alternatives”, “avoid making decisions” and “only implement changes to their practices when forced to [do so]”.

This line of argumentation ignores the fact that insecurity is not a personal attribute but is felt by all farmers in Europe (regardless of their ‘profile’). It is inherent to being entrapped in a dysfunctional food system. It is also at odds with the fact that it is precisely these ‘patrimonial farmers’ who hold the promise for the future: their peasant-like way of farming comes with low costs (due to low levels of external input use and debts), the use of family labour, and the availability of, and reliance on,  a self-governed resource base that is partly grounded on inherited farm infrastructure and land assets. This makes them financially resilient. These farmers also have relatively low levels of fossil energy use (compared to the other profiles). The relatively low levels of external input use also contribute to the quality and safety of the food these farmers produce. Many of these ‘patrimonial farmers’ are actively engaged in a ‘silent’ transition towards agroecology and many youngsters throughout Europe are trying to construct new, more attractive, constellations around this way of farming.

Finally we observe that the report ignores the real possibility of frictions and contradictions between the different professional roles it distinguishes, despite this issue having been explored in several recent scientific publications.

We kindly request that the different actors involved in European decision making take note of these biases and omissions and also involve ECVC in the processes of consultation concerning the future prospects for agriculture, particularly in light of previous comments and contributions made by the ECVC on the profiling of agricultural professions having being ignored, or at least not responded to.

With due respect,

Lettre ouverte d’universitaires européens à:

  • Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne,
  • Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’Agriculture,
  • Norbert Lins, président de la COMAGRI du Parlement européen.

Re: “Farmers for the Future”

Wageningen, le 10 mars 2021

Messieurs,

En 2020, la Commission européenne a publié « Farmers for the Future » (EUR 30464 EN), ou « Des agriculteurs pour demain » en français. Il s’agit d’un rapport politique scientifique, préparé par le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne. Ce rapport politique vise à contribuer à une élaboration plus poussée de la stratégie européenne « De la ferme à la table », élément clé du Pacte vert pour l’Europe. Il établit essentiellement une description de douze profils censés classer la diversité et le panel des styles professionnels agricoles dans l’agriculture européenne en 2040. Le rapport pose la question suivante et essaye d’y répondre : « Quels seront les acteurs clés de la prochaine génération d’agriculture européenne, les agriculteurs du futur ? ».

Nous, auteur.e.s de cette lettre, sommes des universitaires en lien avec les principaux instituts de recherche et universités agricoles européennes. Nous sommes tou.te.s fortement engagé.e.s dans le soutien d’une transition vers une agriculture durable qui soit à la hauteur aux attentes sociétales. Nous saluons la tentative d’envisager la future structure de l’agriculture européenne et la diversité des rôles professionnels qu’une telle structure impliquera sûrement.

Cependant, nous soulignons que « Farmers for the Future » ne parvient pas du tout à utiliser ou à s’appuyer sur la riche tradition académique européenne qui consiste à explorer et extrapoler la grande hétérogénéité de son agriculture. Nous soulignons également que le rapport ne présente aucun support scientifique à base de preuves, qui puisse contribuer au processus de l’élaboration de politique européenne. Au contraire, « Farmers for the Future » contient et introduit de dangereux préjugés dans les discussions et débats.

Sur les douze profils présentés dans le rapport, trois se concentrent sur les nouvelles solutions de haute technologie (sans sérieusement prendre en compte le besoin d’atténuer la crise climatique) ; six réfléchissent à de nouvelles formes de pratique de l’agriculture qui, bien qu’elles aient des aspects sociaux attrayants, ne relèvent pas principalement de la production alimentaire et/ou du profit qui en est tiré ; alors qu’un autre profil est associé à l’accaparement des terres (« agriculteurs d’entreprise »).

Les deux profils restants, les agriculteurs « capables de s’adapter » et « patrimoniaux » (qui en pratique se confondent souvent), font clairement référence à la large majorité des 10 millions de fermes familiales qui existent au sein de l’Union européenne. Cependant, ils sont dépeints (particulièrement les « agriculteurs patrimoniaux ») avec des termes péjoratifs. Ils sont, comme le répète à plusieurs reprises le rapport, des personnes « indécises », qui « ne parviennent pas à envisager des alternatives viables », qui « évitent de faire des décisions » et qui « ne mettent des changements en place que lorsqu’ils y sont obligés ».

Cette argumentation ne tient pas compte du fait que l’insécurité n’est pas une caractéristique personnelle, mais qu’elle est ressentie par tous les agriculteurs d’Europe (quel que soit leur “profil”). Elle est inhérente au fait d’être pris au piège dans un système alimentaire dysfonctionnel. Elle est également en contradiction avec le fait que ce sont précisément ces “agriculteurs patrimoniaux” qui sont porteurs d’avenir : leur mode d’agriculture paysanne s’accompagne de faibles coûts (en raison de la faible utilisation d’intrants externes et des faibles taux d’endettement), de la main-d’œuvre familiale, et de la disponibilité (mais aussi dépendance) d’une base de ressources autogérée qui repose en partie sur des infrastructures agricoles et des actifs fonciers fruits d’un héritage. Cela les rend financièrement résilients. Ces agriculteurs utilisent également très peu d’énergie fossile (par rapport aux autres profils). Cette faible utilisation d’intrants externes contribue également à la qualité et à la sécurité des aliments que ces agriculteurs produisent. Beaucoup de ces « agriculteurs patrimoniaux » sont activement engagés dans une transition « silencieuse » vers l’agroécologie et de nombreux jeunes à travers l’Europe tentent de construire de nouvelles constellations, plus attrayantes, autour de ce mode d’agriculture.

Nous sommes convaincu.e.s que toute recherche sur le futur de l’agriculture européenne doit prendre en considération et parler positivement de cette réalité paysanne, qui est largement documentée et bien représentée par exemple, par la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC), qui représente les petits et moyens agriculteurs en Europe.

Enfin, nous soulignons que le rapport ignore la réelle possibilité de frictions et de contradictions entre les différents rôles professionnels qu’il distingue, bien que ce problème ait été soulevé dans plusieurs publications scientifiques récentes.

Nous demandons que les différents acteurs impliqués dans la prise de décision européenne notent ces préjugés et ces omissions. Nous leur demandons également d’intégrer ECVC aux processus de consultation à propos des futures perspectives pour l’agriculture, en prenant particulièrement en considération les contributions et les commentaires précédemment apportés par ECVC en ce qui concerne la description des professions agricoles qui ont été ignorées ou, au moins, n’ont reçu aucune réponse.

Nous vous prions d’agréer l’expression de notre profond respect,

Carta abierta de los académicos europeos a:

  • Frans Timmermans, vicepresidente de la Comisión Europea
  • Janusz Wojciechowski, Comisario europeo de Agricultura,
  • Norbert Lins, presidente de COMAGRI en el Parlamento Europeo.

Re: ‘Farmers for the Future’

En Wageningen, a 10 de marzo de 2021Estimados Señores:

En 2020, la Comisión Europea publicó ‘Farmers for the Future’ (EUR 30464 EN), un Informe sobre Política Científica redactado por el Centro Común de Investigación (JRC, por sus siglas en inglés) de la Comisión Europea. El informe político pretende contribuir a una mayor aclaración de la estrategia de la UE “De la granja a la mesa”, que es un elemento clave del Pacto Verde Europeo. Es, en esencia, una descripción de 12 perfiles que intentan clasificar la diversidad y rango probables de las tendencias de agricultura profesional en Europa en 2040. El informe plantea e intenta dar respuesta a la siguiente pregunta: “¿Quiénes serán los principales actores de la nueva generación de agricultores de la UE, los agricultores del futuro?

Nosotros, los autores de esta carta, somos académicos vinculados a las principales universidades agrícolas de Europa e institutos de investigación que comparten un compromiso sólido en el apoyo a la transformación hacia una agricultura sostenible que esté a la altura de las expectativas sociales. Aplaudimos el intento de concebir la estructura del futuro de la agricultura europea y la diversidad de los perfiles profesionales que conllevará.

Sin embargo, contemplamos que ‘Farmers for the Future’ fracasa gravemente en utilizar o desarrollar la rica tradición de los académicos europeos de explorar y extrapolar la heterogeneidad amplia y enrevesada de su agricultura. Asimismo, observamos que el informe no ofrece apoyo con evidencia científica que pueda colaborar en el proceso de elaboración de políticas europeas. En cambio, ‘Farmers for the Future’ contiene y presenta sesgos peligrosos en los debates.

De los 12 perfiles presentados en el informe, tres se centran en soluciones nuevas de alta tecnología (sin tomar en serio la necesidad de mitigar la crisis climática), seis se centran en nuevas formas de prácticas agrarias que, si bien puede que no tengan los aspectos sociales deseables, no tratan principalmente sobre producción de alimentos y/o obtener beneficios, mientras que otro está asociado al acaparamiento de tierras (“agricultores empresarios”).

Los dos perfiles restantes, agricultores “adaptativos” y “patrimoniales” (a veces en la práctica se solapan), hacen clara alusión a los 10 millones de granjas familiares de la UE. No obstante, están representados (sobre todo los “agricultores patrimoniales”) con términos peyorativos. Según se afirma reiteradamente en el informe, son personas “con actitud pasiva” que “no consideran alternativas viables”, “evitan tomar decisiones” y “solo implementan cambios en sus prácticas cuando se ven obligados”.

El hilo argumental ignora el hecho de que la inseguridad no es un atributo personal, pero que la sienten todos los agirucltores en Europa, independientemente de su “perfil”. Es inherente a estar atrapado en un sistema alimentario disfuncional. También entra en conflicto con el hecho de que precisamente esos “agricultores patrimoniales” que hacen promesas de futuro: su forma campesina de agricultura supone costes bajos (por los niveles bajos del uso de insumos externos y las deudas), el uso del mano de obra familiar y la disponibilidad y confianza en una base de recursos autónomos basados en parte en infraestructuras de granjas heredadas y propiedades de tierras. Esto los hace resilientes económicamente. Estos agricultores también cuentan con niveles relativamente bajos del uso de energías fósiles (comparadas con otros perfiles). Los niveles relativamente bajos del uso de insumos externos también contribuyen a la calidad y seguridad de los alimentos producidos por estos agricultores. Muchos de estos “agricultores patrimoniales” están comprometidos activamente con una transición “silenciosa” hacia la agroecología y muchos jóvenes en toda Europa intentan construir nuevas constallaciones más atractivas en torno a este método agrícola.

Por último, observamos que el informe ignora la posibilidad real de fricciones y contradicciones entre los diferentes perfiles profesionales, a pesar de aue este tema se haya investigado en numerosas publicaciones científicas recientemente.

Les rogamos que los diferentes actores implicados en la toma de decisiones europeas tomen cumplida nota de estos sesgos y omisiones y que impliquen también a ECVC en los procesos de consulta relacionados con las perspectivas de futuro de la agricultura, concretamente en vista de los comentarios y contribuciones previas de ECVC sobre los perfiles de las profesiones agrícolas que se han ignorado o al menos, no se ha obtenido respuesta.

Con el debido respeto,

  • Jan Douwe van der Ploeg, Emeritus Professor Wageningen University (and corresponding author, et auteur correspondant, el correspondiente autor)
  • Dominique Barjolle, Researcher, ETHZ, Zürich
  • Mauro Conti, Post-doctoral Researcher, Department of Political and Social Sciences, Centre for Rural Development Studies, Università della Calabria
  • Alessandra Corrado, Associate Professor at University of Calabria, Department of Social and Political Sciences
  • Manuel Delgado Cabeza, Emeritus Professor, Universidad de Sevilla
  • Joost Dessein, Associate Professor rural sociology, Universiteit van Gent
  • Lola Domínguez García, Department of applied economics, public economics and political economy, Complutense University of Madrid
  • Jessica Duncan, Associate Professor, Wageningen University
  • Lorenzo Fernández Prieto, Full professor, Universidad de Santiago de Compostela
  • Tomaso Ferrando, Research Professor, University of Antwerp, Faculty of Law
  • Andrea Fink-Keßler, Büro für Agrar- und Regionalentwicklung, Kassel
  • Maria Fonte, Adjunct Professor American University of Rome
  • Francisco Garrido Peña, Full Professor, Universidad de Jaén
  • Manuel González de Molina, Laboratorio de Historia de los Agroecosistemas, Universidad Pablo de Olavide, Universidad de Granada
  • Krzysztof Gorlach, Professor of Sociology, Jagiellonian University, Kraków, Poland
  • Gloria Guzmán Casado, Associate Professor, Universidad Pablo de Olavide
  • Joost Jongerden, Associate Professor, Wageningen University
  • Karin Jürgens, Büro für Agrarsoziologie und Landwirtschaft (BAL)
  • James Kinsella, Professor of Agricultural Extension and Rural Development, University College Dublin
  • Karlheinz Knickel, Program Leader, Helsinki Institute of Sustainability Science, University of Helsinki
  • Daniel López García, Researcher, Fundación Entretantos
  • David Martínez López, Associate professor, Universidad de Jaén
  • Terry Marsden, Emeritus Professor, Cardiff University, Wales, UK.
  • Nora McKeon, Rome 3 University and International University College, Turin
  • Benedetto Meloni, Università di Cagliari
  • Pierluigi Milone, Professor of Agricultural Economics, University of Perugia
  • Egon Noe, Professor, Center for Landdistriktsforskning, Syddansk Universtet, Esbjerg, DK
  • Henk Oostindie, Assistant Professor Rural Sociology, Wageningen University
  • Michel Pimbert, Director of Centre for Agroecology, Water and Resilience, Coventry University, UK
  • Onno Poppinga, Emeritus Professor Agrarpolitik und Vorstand des Kasseler Instituts für ländliche Entwicklung.
  • Dirk Roep, Assistant Professor, Wageningen University
  • Adanella Rossi, Associate Pprofessor, University of Pisa
  • Javier Sanz Cañada, Researcher, CSIC-Madrid
  • Markus Schermer, Institut für Soziologie, Universität Innsbruck
  • Xavier Simón Fernández, Associate professor, Universidad de Vigo
  • David Soto Fernández, Associate Professor, Universidad de Santiago de Compostela
  • Paul Swagemakers, Department of applied economics, University of Vigo
  • Enric Tello Aragay, Full professor, Universidad de Barcelona
  • Pablo Tittonell, WWF Chair Professor Resilient Landscapes for Nature and People, Groningen Institute of Evolutionary Life Sciences, Groningen University
  • Flaminia Ventura, Professor of Agricultural Economics, University of Perugia
  • Marjolein Visser, Professor Landbouwsystemen en Agroecologie, Université Libre de Bruxelles, Agroecology Lab.
  • Paola Migliorini, Assistant Professor in Agronomy and Crop Production, University of Gastronomic Sciences and President of Agroecology Europe
  • Han Wiskerke, Professor and Chair of Rural Sociology, Wageningen University
  • Paolo Barberi, Professor in Agronomy, Scuola Superiore Sant’Anna, Pisa
  • Alain Peeters, director of RHEA, Belgium
  • Alexander Wezel, Directeur de la Recherche, ISARA, Lyon
  • Rosalia Filippini, Researcher, University of Milan
  • Salma Loudiyi, Assistant Professor, Vetagro Sup (France)
  • Denis Sautier, Agroeconomist, Food Systems, CIRAD Montpellier
  • J.C. Kroll, professeur émérite AGROSUP Dijon, membre de l’Académie d’Agriculture de France
  • Sylvie Lardon, INRAE & AgroParisTech, UMR Territoires, Clermont-Ferrand
  • Pierre-Marie Bosc, Agroéconomiste Cirad, Montpellier
  • Jacques Marzin, CIRAD-PERSYST. UPR Hortsys, Montpellier
  • Jacques Loyat, ancien chercheur associé au CIRAD, IGGREF honoraire
  • Véronique Ancey, phd HdR, Socio-économiste CIRAD, Montpellier
  • Pierre Gasselin, Ingénieur de recherche, INRAE, Montpellier
  • Robert Skrzypczynski, Assistant Researcher, University of Wroclaw (Poland)
  • Bruno Losch, researcher, CIRAD (France)
  • Irina Velicu, Principal Investigator, Center for Social Studies, University of Coimbra (Portugal)
  • Murat Öztürk, Associate Professor, Istanbul, Turkey
  • Marcel Roberfroid, Emeritus Professor, UC Louvain, Belgium

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